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Le RSA et le bénévolat

Publicité du bénévolat pour sortir du RSA

Le concept même de devoir trouver un travail pour exister est déjà la preuve évidente d'un manque de maturité dans notre civilisation. Trouver un travail aujourd'hui est d'une telle difficulté que beaucoup abandonnent, de ce fait, exister, devient l'unique objectif de la vie des gens au lieu de vivre et de se mettre au service de son intérêt personnel (qui, sans compétition malfaisante, rejoint l'envie d'être utile à la communauté). C'est anxiogène de chercher du travail, bien pire que la condition d'esclave car il y a une vraie manipulation psychologique sur le pauvre qui est vu généralement comme un faignant, un nul, un raté... Et les interlocuteurs sont souvent méprisants quand il s'agit de social en France.

Le RSA est un revenu si bas qu'en cas de soucis, c'est fini et vous descendez dans une spirale sans fond de galères. Beaucoup répètent les conneries de certains politiciens en disant que les migrants viendraient en France pour le RSA, à croire que le RSA c'est tellement bien qu'il faut immédiatement se mettre en situation précaire pour l'avoir. Il est vrai aussi que rien ne nous donne envie de travailler et dans beaucoup de cas, il vaut mieux être au RSA que d'être pressé comme un citron pour perdre jusqu'à l'essence même de son âme dans des travaux qui semblent, en plus de cela, inutiles, voire même dégradants pour l'humain ou la planète.

Nous sommes soumis à la finance, la pauvreté est entretenue, le travail est l'idéal de l'emprisonnement des consciences... mais heureusement, certains trouvent des solutions, vivent autrement et ne se laissent pas abattre par des "chiffres" sur un ordinateur. Le vrai problème reste que le travail doit enrichir la personne et ce n'est plus vraiment le cas, on parle même parfois de "travailleur pauvre". Dans certaines périodes de l'histoire, on travaillait que pour améliorer son quotidien, on pouvait s'arrêter, de toute façon, on était autonome.

Si vous comparez les esclaves de l'antiquité aux gens qui travaillent de nos jours, vous remarquez une chose : on travaille toujours et tout tourne autour du travail, même le repos permet de mieux travailler derrière. Il y a l'esclavagisme et l'exploitation, ce sont deux choses différentes mais qui ont pas mal de point en commun. Cependant, être contraint de faire du bénévolat quand on est au RSA enlèvera la fine barrière entre l'esclavagisme et l'exploitation. L'idée derrière tout ça sera présentée comme noble car oui, il est noble de donner à sa communauté mais dans ce système, donner n'a pas de valeur, ça a un prix. 

Depuis le premier amour
L'ère de l'idiocratie

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