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Les lettres de mon clavier

Lorsque je surprends les lettres sur mon clavier,

J'aimerai qu'elles composent un peu de douceur,

A la place de se faire entendre brailler

Quand je les écrase pour dicter ma douleur.

 

Je les regarde se tenir droit fièrement

Alors que je dois me courber pour leur service,

Dans le triste noir et de leur parfait trait blanc,

Elles se tiennent hautaine aux écrits que j’hérisse.

 

Je les caresse pour leur soutirer de l’âme,

Que mes mots demandent pour pouvoir s’animer.

Mais qu’ai-je fais mes coquines pour que je rame ?

Quand je poème, j’ai besoin que vous m’aidiez.

 

J’ai souvent l’ardente envie de les arracher

Et sur mon cœur meurtri les greffer une à une,

Pour qu’il les emploie à la dévotion d’aimer,

A écrire l’espoir de l’arrivée de sa fortune.

 

Si j’ai blessé votre sens et votre richesse,

Que votre désir s’enlise sous votre touche,

Pardonnez-donc ma déplorante maladresse,

Je vous chanterai mes excuses de ma bouche.

 

En change, que votre palette soit enceinte,

Pour que naisse la couleur de votre gaité

Que j’artiste à désirer un jour la voir peinte

Dans les prochains écrits que vous aurez gravé.

 

Lorsque j’ai surpris les lettres sur mon clavier,

J'ai composé avec elle de la douceur,

A la place de laisser seul mon cœur brailler:

Avec ces lettres, j’ai écrasé ma douleur.


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