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A notre vie

Je reflète les idées de ma liberté

Puisque, vous voyez, je peux encore le faire

Mais c’est à la sueur de ma débilité

Que certains en haut ont le pouvoir de la taire


Je voudrai puiser toute l’encre de mon cœur

Pour servir la sagesse de mon écriture

J’aimerai ainsi oublier notre malheur

Pour croire à l’ignorance de notre nature


J’ai laissé dernière mes passions de l’Amour

Pour en faire rimer la connerie humaine

Que j’empeste jusqu’au fond de moi chaque jour

Et que j’embrasse toujours avec de la peine


Nous survivons pour notre honorable profit

Dans le surcroît de nos capacités grandioses

Avec l’immaculé silence du mépris

Nous savons faire taire notre apothéose


Puis, assurer de ne plus se prendre la tête

Nous pouvons prendre notre pied dans le confort

Tout en consommant son prochain dans une assiette

Qui nous sert une illusion d’être le plus fort


Lorsque le vent de notre folie nous consomme

Nous brûlons inquiets dans la peur du lendemain

Mais sachez donc que la mortalité des hommes

Doit nous influer à justifier notre fin


Remercions peut-être la mort qui nous libère

Avec une douceur macabre et incongrue

Puisque nous ne voulons pas nous battre sur terre

Pour que nos libertés ne soient plus corrompues


Dites-moi quel est le sens de ces petits jeux

Où l’on perd rien qu’en voulant trop gagner ?

En voulant trop, tout notre monde est cancéreux

Et nous nous voilons pour garder les yeux fermés


Nous gagnons à ruiner notre primarité

En donnant du sens là où il n’y en a pas

Nous disons être des choses civilisées

Mais la civilité des gens vole en éclat


Je dis nous parce que je suis tout un chacun

Dans l’attente du changement de la masse

Avec l’espoir qu’il y en aura peut-être un

Qui se blessera le premier à ma place


Ainsi, ma chère humanité que j’incarne

Je demande puisque tout semble avoir un prix

Combien nous coutera ce bien triste vacarme

Pour ne plus devoir vendre notre propre vie ?


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